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Découvrir Barjols

Histoire & Traditions

A l’époque du Moyen-Age, le village de Barjols est tout d’abord occupé successivement par les Ligures et les Romains. Au XI° siècle, le bourg, qui dépendait du castrum de Pontevès, se développe autour de son église. Au début du XIV° siècle le château de Barjols devint une des résidences des comtes de Provence. Jacques Dueze, prévôt de Barjols et précepteur des enfants du comte de Provence devient pape sous le nom de Jean XXII. En 1322 le roi de Sicile Robert, comte de Provence, fit de Barjols où il avait été élevé, un chef-lieu de bailliage.

Pendant la guerre de succession de la reine Jeanne, la ville fut dotée d’un puissant rempart gardé avec l’aide des hommes affectés à l’office du châtelain – Barral de Pontevès, seigneur de Barjols, capitaine général pour la garde du donjon.

En 1562, après avoir saccagé Tourves, Durand de Pontevès, seigneur de Flassans, surnommé le “chevalier de la foi”, se réfugia avec ses partisans dans Barjols. Après quatre jours de siège, la ville fut prise le 6 mai 1562 par les armées du roi commandées par Saint Auban et le baron des adrets. 600 catholiques furent massacrés, les prêtres jetés dans les puits, les églises pillées, les reliques de Saint Marcel brulées. Durand de Pontevès réussit à s’enfuir pour se réfugier à Carcès. “Paye Barjouls! Paye Barjouls” fut alors le cri de guerre des catholiques contre les protestants. Pour éviter de nouveaux massacres, le roi Henri IV céda la citadelle à la ville qui en fit abattre une partie. Les consuls firent démolir “la fortification tant vieille que nouvelle dudit château de peur que quelques mauvais garçons ne s’en emparent”.

La Saint Marcel

La Saint Marcel a pour but de commémorer l’arrivée dans notre village des reliques du Saint protecteur de la cité. Saint-Marcel est né en Avignon au début du Vème siècle. Il fut nommé évêque de Die dans la Drôme en 463. A près de 80 ans, en revenant de Rome, où il avait voulu voir le pape pour lui rendre compte de sa mission, le saint Vieillard, se sentant fatigué, s’arrêta au monastère de St Maurice, près de Montmeyan, village du haut Var, il y mourut et fut enterré. Son tombeau fut entouré d’une grande vénération et, ayant fait de nombreux miracles, il fut proclamé saint.

En 1349, cette abbaye tombant en ruine, Saint Marcel apparut en songe au seul gardien qui restait et lui demanda de faire transporter son corps dans un endroit plus digne de lui. Barjols et Aups apprenant la nouvelle, revendiquèrent aussitôt les saintes reliques. Les Tavernais, appelés depuis les avocats, conseillèrent aux Barjolais de s’emparer des reliques sans attendre de savoir qui était le plus près du monastère de Montmeyan, Barjols ou Aups, comme l’avait demandé le comte de Provence à ce moment-là à Brignoles.

Le 17 janvier 1350, les Barjolais se hâtèrent vers le monastère, dont le pieux gardien avait oublié de fermer les portes et s’emparèrent du corps de St Marcel. Le groupe ramenant les reliques rencontra des femmes en train de laver les tripes du bœuf, que l’on avait abattu en commémoration de celui qui, un jour, fut trouvé dans l’enceinte de Barjols, alors assiégé, et qui sauva les habitants de la famine. Un cortège se forma, plein d’allégresse, et en rentrant dans l’église, mélangeant le profane et le sacré, les Barjolais, ivres de joie, entonnèrent pour la première fois leur refrain entraînant : SANT MACEU SANT MACEU LEIS TRIPETOS VENDRAN LEU.

Depuis ce temps-là, chaque année, suivant un rite immuable, se célèbrent les Offices Religieux suivis de la “danse des Tripettes” dans la Collégiale.

A l’époque moderne, le travail des peaux s’est développé et a fait de Barjols une véritable « petite capitale française du cuir ». Si l’existence de tanneries est avérée dès le XVe siècle, c’est au XIXe siècle que cette activité connaît un essor notoire. Dans les années 1950, trois usines subsistent, jusqu’à la fermeture de la dernière en 1983.

Aujourd’hui demeure un patrimoine industriel important restauré et transformé en ateliers d’artistes et en habitations atypiques.

Patrimoine

L’église fondée en 1014, est élevée au rang de Collégiale en 1060. C’est l’une des plus anciennes du Diocèse. Le chœur et le chevet ont été reconstruits au XIIIème siècle, la nef et les collatéraux au XVIème siècle. La collégiale possède une sonorité typique sans équivalent dans aucune autre région.

Située sur l’ancienne place des Augustins, nous observons sur la petite porte d’entrée de l’ancien couvent une volute ornée d’une feuille d’acanthe terminée par une petite boule servant de clé de voûte. Cette porte du XVIIe siècle est surmontée d’une niche taillée dans la pierre de tuf : la Vierge qui s’y trouvait a été enlevée et remplacée par une statuette de Saint Joseph.

C’est un édifice du XVIe siècle, dont l’intérieur, à l’exception des voûtes surbaissées, des salles du rez-de-chaussée, de son escalier à pignons, a perdu de son caractère à la suite des nombreux changements effectués au cours des siècles passés.

La façade est percée de hautes croisées à meneaux encadrées à leur partie supérieure d’épais cordons retombant sur les côtés à mi-hauteur et terminés par des modillons souvent armoriés.

Le porche renaissance a été classé monument historique le 12 décembre 1921, avec son immense portique en pierres.

Sculpté par le célèbre artiste local Jules Récubert, ce monument a été érigé en hommage à Martin Bidouré.

Figure emblématique de la Résistance, ce dernier était peigneur de chanvre à Barjols. Lors du Coup d’Etat du 2 Décembre 1851, il décida de rejoindre le groupe des insurgés de Barjols rassemblés à Tourtour.

Entre Aups et Tourtour il fut atteint d’une balle à la tête par les soldats de l’Empire et fut laissé pour mort dans le fossé. Secouru à temps et hébergé à Tourtour puis à Aups, il fut dénoncé et repris par le régiment du Préfet Pastoureau. Au petit jour, il fut fusillé pour la seconde fois à l’Hôtel-Dieu.

Ce monument unique en son genre représente les soldats de la Grande Guerre. Jules Récubert, artiste Barjolais, a sculpté de véritables portraits de Barjolais de son époque rendant cette fresque encore plus émouvante. L’artiste peintre et sculpteur nous a laissé de nombreuses œuvres. On lui doit entre autre la fontaine Raynouard et le monument de la Résistance Martin Bidouré.

La première trace de la période industrielle des Carmes est un acte qui indique que le Sieur Gabriel Bougrain exploite une fabrique de papier en 1821. En 1859, elle est remplacée par un moulin à farine auquel s’ajoute en 1888 un moulin à huile.

En 1889, Adrien Vaillant installe une usine hydroélectrique qui permet l’éclairage public de Barjols (avant Marseille, ce qui fit la fierté des Barjolais). Des secousses provoquent en 1907 la destruction d’une partie des bâtiments. Adrien Vaillant transforme alors l’usine en minoterie. Après avoir racheté les lieux, Monsieur Fassy en fit une tannerie. Après la guerre de 1939-1945, Monsieur Fassy construisit une nouvelle micro centrale qui fut vendue à Monsieur Duchamps, l’actuel propriétaire. Alors que l’arrêté autorise ce dernier à y installer deux micro centrales, il n’en exploite qu’une seule (la plus en amont).

Par la suite en 1981, la ZAC des Carmes s’installe en amont du site. Il s’agira de la dernière tentative de maintenir l’activité industrielle des tanneries de Barjols. Malgré d’importantes sommes investies, l’exploitation ne démarra pas. La fermeture définitive survient en Septembre 1983. Les bâtiments sont à l’heure actuelle occupés par des artistes et différents artisans.

Situation géographique : 

En rive gauche du Vallon de Fauvéry, 400 mètres à vol d’oiseau à l’est du centre de Barjols, se t rouve une grande bât isse appelée les Carmes
sur la carte IGN. Au pied du mur ouest , l’entrée d’un souterrain est fermée par une forte grille de fer. Elle donne accès à un complexe troglodytique de chapelles et de cellules, dernier vestige apparent du couvent des carmes déchaux (ou déchaussés). On retrouve là un des sites si caractéristiques qui marquent la ceinture de tuf du centre Var. On y accède en prenant la route D 560 qui s’embranche au nord de Barjols pour aller vers Pontevès et Sillans-la-Cascade.
Le carme s’ouvre au pied d’une pet ite barre rocheuse de 10 m de haut , dominant le site magnifique du Vallon de Fauvéry (fouo lou veire), appelé aussi Vallon des Carmes. L’abondant ruisseau de Pontévès, qui coule toute l’année, y a creusé des
gorges assez profondes qu’il dévale de cascades en cascades et de bassins en bassins. On peut le dominer d’un belvédère qui a été aménagé il y a longtemps sur une avancée de tuf. Les gamins de Barjols viennent s’y baigner en été et depuis les années 1990, il a été fréquenté par les amateurs de canyoning. Mais, n’ayant pas été sécurisé, l’accès en a depuis été interdit momentanément .

Histoire :

L’histoire de Barjols a été profondément marquée par les guerres de religion (1562-1599).

Les protestants eurent d’abord à subir les sévices des catholiques de Durand de Pontevès, seigneur de Flassans ; ils prirent une sanglante revanche en combattant sous les ordres du comte de Crussol.
En 1552, un groupe de flagellants avait eu l’autorisation de se réunir dans la Baume Joachim, cavité naturelle creusée dans le tuf et qui domine le Vallon de Fauvéry. Leur nombre augmentant, en 1648, ils reçurent l’autorisation de l’évêque de Fréjus de dresser un oratoire au dessus du rocher dominant la grotte et d’aménager dans celle-ci une chapelle en l’honneur de la Vierge Marie. Le jour de la Visitation de l’année 1649, le sanctuaire était béni sous l’invocation de Notre Dame de Bon Refuge. Par la suite, les velléités d’indépendance de la confrérie, n’étant guère appréciées par les autorités ecclésiastiques, la demande des carmes de s’installer sur les lieux fut officialisée en juin 1678.

Rappel sur les Carmes : 

A l’origine, les carmes étaient des ermites à la recherche de Dieu dans les grottes du Mont Carmel, à Jérusalem. Albert , patriarche de la ville, leur donna une règle de vie en 1209. Au déclin des croisades et au moment de la reconquête des lieux saints par les Arabes, ils émigrèrent en Europe en 1238. A partir de 1554, Sainte Thérèse d’Avila entreprit une réforme des carmes, créant l’ordre des carmes déchaux (ou déchaussés), ainsi appelés parce qu’ils marchaient nus pieds. Il réintroduisait l’obligation de la pauvreté, de la solitude et du silence. Quinze monastères réformés furent ouverts en Espagne. Le 13 avril 1600, le pape Clément VIII permettait aux carmes déchaux de diffuser la réforme de Thérèse d’Avila hors de la péninsule ibérique. L’ordre apparaissait en France en 1608 ; dans les décennies qui suivirent une quinzaine de couvents s’y installèrent , celui de Barjols fut l’un des derniers. Mais, le couvent de Barjols semble n’avoir jamais attiré beaucoup de moines. Les carmes déchaux quittaient les lieux en 1788 et leur ordre était dissous en 1792. Au cours des XIX et XXe siècles, le site est réutilisé par diverses industries (fabrique de papier, moulin à farine, tannerie) qui dégradent irrémédiablement la chapelle principale (Allemand, 1997). 

En savoir + sur les troglodytes

Barjols Ville de Fontaines

Barjols a eu la bonne fortune d’être, depuis fort longtemps, alimenté en eau potable. C’est pourquoi tous les quartiers avaient une ou plusieurs fontaines et/ou lavoirs.

Le circuit des fontaines et lavoirs de Barjols est accessible librement grâce au guide papier disponible à l’Office de Tourisme.

Un audio-guide mp3 plus succinct, élaboré avec l’aide du Pays d’Art et d’Histoire de la Provence Verte et de la communauté de communes « Provence d’Argens en Verdon » est téléchargeable à l’adresse : http://www.la-provence-verte.net/decouvrir/visites-mp3.php

En savoir + sur l’histoire des fontaines

Au sommet du village s’ouvre le chemin des eaux et de leurs secrets. C’est dans une atmosphère rafraichissante qu’apparaît le “Vallon des Carmes”. 

Entre rivières et cascades, le sentier du vallon recèle une multitude de cachettes où la magie semble être maîtresse des lieux. La balade se poursuit par un chemin dont chaque chute d’eau porte un nom précis. Le “Gué du Fauvery” se franchit de pierre en pierre laissant deviner un jaillissement de plus en plus fort. Et dans un éclaboussement d’eau et de lumière se dévoile la “Cascade des Carmes”. Le Fauvery arrive sur les hauteurs de Barjols au niveau d’une falaise de tuf. Le dénivelé important entraîne une suite de trois cascades : les Carmes, le Gouffre aux épines et la Cascade du Fauvery qui arrive au village au niveau de la zone artisanale des tanneries.

Le belvédère offre une vue imprenable sur la vallée. A noter la statue d’une Vierge placée dans la falaise probablement après 1858.

Ce site naturel a été aménagé en 1996 par le Conseil Général.

SOS Vallon des Carmes : 

Le vallon des Carmes a été particulièrement touché et a subi de nombreuses dégradations cet été. La faune et la flore de notre ESPACE NATUREL SENSIBLE ont été malmenées par une trop large fréquentation et un piétinement excessif. Il nous paraît donc urgent de se pencher sur ce dossier afin de ne pas se retrouver confrontés à l’obligation d’une fermeture au public. Des pistes de réflexion sont à l’étude en partenariat avec le Département et du Syndicat Mixte Provence Verte Verdon. L’objectif est de développer une stratégie pérenne de conservation du vallon.

Tourisme à Barjols

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Horaires d’ouverture

Hors saison => Mardi, mercredi, vendredi : 9h-12h30/14h-16h. Jeudi : 14h-16h. Samedi : 9h-12h30. Fermé dimanche, lundi & jours fériés.
Avril / Mai / Juin / Septembre => Du mardi au vendredi : 9h-12h30/14h-17h. Samedi : 9h-12h30. Fermé dimanche, lundi & jours fériés.
Juillet & août => Du lundi au samedi : 9h-12h30/14h-18h. Dimanche : 9h-12h30. Ouvert les jours fériés aux heures habituelles.

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