L’histoire des Tanneries de Barjols


Aujourd’hui fermées, les Tanneries de Barjols firent la renommée de la commune pour ce qui était du travail des peaux.

La Tannerie artisanale
Au Moyen-Age, le village vivait en autarcie. Chasseurs à l’arc, albalétriers et éleveurs vendaient ou troquaient leurs peaux aux artisans locaux, le plus souvent au cordonnier lui-même qui les tannait.
Le quartier du Réal, avec ses bassins de petites tailles et l’emplacement de sa roue à aube, témoigne d’ailleurs encore aujourd’hui de cette époque.

Vers l’industrialisation

> 1608 :
Jean-Baptiste Vaillant installe la première usine de tannerie grâce aux avantages fiscaux accordés par Henri IV, fervent défenseur de l’industrie.
La tannerie devient alors le moteur de l’économie de Barjols durant plus de 300 ans.
> 1782 : on dit que la tannerie est le grand commerce du pays, il en existe 24.
> 1900 : les tanneurs barjolais traitent des peaux dites "exotiques" en provenance d’Afrique, d’Asie puis d’Amérique du Sud.
La situation géographique de Barjols, à proximité du port de Marseille, est alors son atout principal.
Les tanneries connaissent alors leur apogée spécialisées dans la petite vachette exotique, elles prennent une place prépondérante sur le marché français. Au début du XXème siècle, l’apparition de nouvelles méthodes de tannage font leur apparition et révolutionne l’industrie du cuir.
Les nouvelles méthodes, le tannage végétal, permettent de réduire le temps de tannage de plusieurs mois à quelques semaines.
Mais la véritable révolution réside dans la découverte du tannage au chrome qui ne dure que 24 heures. La concurrence devient alors importante.
> 1939-1945 : Ils ne restent que 3 tanneries importantes à Barjols.
Elles emploient plus de 450 personnes et représentent de 5 à 7% de l’ensemble de la production des tanneries françaises en traitant 5000 tonnes de peaux par an.
>1955 : Les Tanneries de Barjols subissent une pente descendante.
>1983 : Dépôt de bilan de la dernière tannerie barjolaise. La qualité de l’eau trop dure empêchait de travailler le veau pour en faire des peaux souples de luxe. D’autre part, la pollution de l’eau aurait nécessité des travaux trop coûteux. Or à Barjols, on fabriquait un article moyen pour chaussures de travail. Cette industrie s’est progressivement délocalisée vers les USA, l’Amérique du Sud...

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