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La collégiale

L’église Notre Dame de l’Assomption de BARJOLS, fondée en 1014, est élevée au rang de Collégiale en 1060.
C’est l’une des plus anciennes du Diocèse. Le chœur et le chevet ont été reconstruits au Xlllème siècle, tout comme la nef et les collatéraux au XVIème siècle. La grande nef fait 43 mètres de long sur 9 m de large, la clé sous voûte est à 15,40 m de haut.
Peu à peu classée monument historique entre 1912 et 1979, elle conserve un tympan du XIIIème siècle et des stalles de bois sculptées illustrant des scènes de la Bible du milieu du XVIème siècle.
La chaire, datée de 1842 est de style renaissance, le buffet d’orgues du milieu du XVIème, a été restauré en 1987.

A noter un tableau de Van Loo, œuvre de grande valeur, représentant la vierge allaitant l’enfant Jésus et un buste reliquaire contient une phalange de St-Marcel sauvée du bûcher en 1562 par une vieille barjolaise.
La collégiale possède une sonorité typique sans équivalent dans aucune autre région.

 

La porte du Marquis de Pontevès

C’est un édifice du XVIe siècle, dont l’intérieur, à l’exception des voûtes surbaissées, des salles du rez-de-chaussée, de son escalier à pignons, a perdu de son caractère à la suite des nombreux changements effectués au cours des siècles passés.

La façade est percées de hautes croisées à meneaux encadrées à leur partie supérieure d’épais cordons retombant sur les côtés à mi-hauteur et terminés par des mordillons souvent armoriés.

Le porche renaissance, classé monument historique le 12 décembre 1921, avec son immense portique en pierres, dont le frontispice porte la date de 1532, est très caractéristique par sa décoration à pilastres plats d’une ornementation très fouillée et pleine de délicieux et charmants détails.

Les chapiteaux soutiennent un large bandeau aux élégantes arabesques, surmonté d’une niche carrée qu’encadrent de part et d’autre deux niches plus petites et des figures d’angelets.

 

Le monument de la Résistance

Pourquoi avoir élevé un monument à la mémoire de Bidouré (son vrai nom étant Martin Ferdinand) ?

C’est que Bidouré à la particularité d’avoir été deux fois fusillé. Il était peigneur de chanvre à Barjols et lors du Coup d’Etat du 2 décembre 1851 il prit la décision de rejoindre le groupe des insurgés de Barjols rassemblés à Tourtour.

Entre Aups et Tourtour il fut atteint d’une balle à la tête par les soldats de l’Empire et fut laissé pour mort dans le fossé. Secouru à temps et hébergé à Tourtour d’abord, puis à l’hospice d’Aups, il fut hélas dénoncé et repris par le régiment du Préfet Pastoureau.

Au petit jour il fut collé contre le mur de la cour de l’Hôtel-Dieu et fusillé pour la seconde fois. D’autres monuments lui furent élevés notamment à Aups et à Saint Maximin.

 

 Le cloitre St Joseph

Sur la gauche, l’ancien couvent des Augustins qui s’établissent à Barjols peu après l’an 1000, selon Mr P. Vaillant, d’autres situent leur installation vers 1350.
D’abord établis hors des murs du village ils s’installèrent ensuite à l’intérieur. Le clocher de leur église datait de 1440. Ils restèrent à Barjols jusqu’en 1773.

Sur la petite porte d’entrée de l’ancien couvent, on observe une volute ornée d’une feuille d’acanthe terminée par une petite boule ; elle sert de clé de voûte.
Cette porte du XVIIe siècle est surmontée d’une niche taillée dans la pierre de tuf : la Vierge qui s’y trouvait a été enlevée et remplacée une statuette de Saint Joseph. La porte principale (murée actuellement) date certainement du XVe s.

C’est vers 1860 que les frères Martin transformèrent en "fabrique de tannerie" cette partie de l’ancien couvent et il en a été ainsi jusqu’en 1983.
Depuis lors, une restauration a été entreprise et, à travers la grille, on peut admirer le magnifique cloître de la "Maison de Saint Joseph".

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